Réponse courte
La capacité nominale d'un pont roulant se calcule à partir de la charge maximale réellement manutentionnée, augmentée du poids des accessoires de levage (palonnier, pinces, élingues) et d'une marge pour l'évolution de l'activité. Elle ne se déduit jamais du poids moyen des charges.
Partir de la charge maximale, pas de la moyenne
Un atelier qui manipule des pièces de 3 tonnes en moyenne mais reçoit une fois par mois une machine de 8 tonnes a besoin d'un pont de 10 tonnes. Le pont est dimensionné pour la pire situation, pas pour le cas courant.
Ajouter les accessoires de levage
Palonniers, pinces à bobines, électro-aimants et élingues pèsent parfois plusieurs centaines de kilos. Leur poids s'ajoute à la charge utile pour définir la capacité nominale du palan.
Choisir la classe FEM
Les standards FEM classent les mécanismes selon le nombre de cycles et le spectre de charge. Un pont de maintenance (M3, M4) et un pont de fonderie (M6, M7) de même capacité n'ont ni le même palan ni la même durée de vie. INDURA définit la classe avec vous selon le nombre de cycles par jour.
Prévoir l'évolution
Un pont roulant dure vingt à trente ans. Si l'activité peut évoluer vers des pièces plus lourdes, il est moins coûteux de prendre une marge de 20 à 30 % au départ que de renforcer les chemins de roulement plus tard.
Vérifier la structure porteuse
La capacité du pont doit être compatible avec les réactions admissibles sur les poteaux et les chemins de roulement. Pour un bâtiment existant, un calcul de charpente est indispensable avant de fixer la capacité définitive.



